Biographie de Abdelkader Chaou

  • Genre :Musique du Maghreb, Moyen Orient
  • Taille du text+-

Abdelkader Chaou ÚÈÏ ÇáÞÇÏÑ ÔÇÚæ (né le 10 novembre 1941 à Bab Jdid à Alger) est un interprète de Chaâbi algérois d'origine kabyle. Vit et travaille en France et en Algérie. S’inscrivant dans la longue lignée des maîtres de la musique Chaâbi, Abdelkader Chaou apparaît rétrospectivement comme une figure marquante des années 60-70 annonciatrices d’un style empreint de modernité. En 2006, il sa production durant sa carrière s'élève quelque 300 titres.
Originaire de Tigzirt dans la région de Tizi Ouzou, Abdelkader Chaou voit le jour à la rue Médée, au cœur de la Casbah d’Alger, le 10 novembre 1941.


Confiant et audacieux, le jeune Abdelkader chantera sans complexe quelques refrains à un voisin mélomane et aveugle Rabah Delladj. Celui-ci sera le premier à trouver en lui des qualités vocales prometteuses. Il se fait remarquer en 1959 à l’occasion d’un radio crochet, animé par Radio-Alger à l’ex-salle Pierre Bordes actuellement appelée Ibn Khaldoun[1].


A l’indépendance de l'Algérie, il est un jeune interprète fort sollicité qui anime dans sa ville natale les cérémonies de mariage et de circoncision, accompagné de ses amis Belkacem au banjo et Mohamed Hidous à la darbouka.


Abdelkader Chaou étudie au conservatoire d'Alger, dirigé à l'époque par Hadj Mohamed El Anka. Virtuose au mandole, il modernise le chaâbi, introduit des instruments de musique tels que la mandole, le banjo, le piano et la guitare tout en remodelant le style en le rendant plus vif et attrayant.



1968, c’est au tour du Théâtre National Algérien qui fait appel à lui, dans le cadre d’une grande tournée artistique en France, aux côtés d'une pléiade d'artistes de l’époque que sont : El hadj Rabah Dériassa, Mohamed Lamari, Khelifi Ahmed, Noura, Saloua, Kamel Hamadi, Fadhela Dziria, Haddad el Djilalli, Mahboub Bati[2]et Akli Yahiatène.


Grâce à l'école Mahboub Bati, Abdelkader Chaou obtient un fulgurant succès dans les années 70 avec deux chansonnettes: Ghazali Goudami et Lilah wan cheftou koudami qui est son premier disque, le grand succès viendra en 1973 avec Djah rebi ya djirani qui le fait connaître au grand public.


En 1977, Bati lui offre Yal oueldine qu’il réalise en duo avec Nadia Benyoucef. Enregistrée en clip pour la télévision nationale, cette chanson obtient un immense succès.


Son répertoire musical passe de la mélodie triste à la mélodie gaie, qu'il emprunte à la musique arabo-andalouse.


Mahboub Bati a composé essentiellement pour lui, il y eut également El hadj Mahboub Stambouli (qui fut l'élève de Sadek El Bédjaoui)[3]; Maâti Bachir[4];Salah Saâdaoui[5]; Belkaid Abdelghani[6]; Kamel Hamadi[7]; Mustapha Skandrani[8].