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Biographie de Kings of Leon

Kings of Leon

Kings of Leon

La biographie
Kings of Leon

Kings of Leon est un jeune groupe de rock du Tennessee réunissant trois frères -- Caleb (chanteur lead, guitare rythmique), Nathan (batterie) et Jared (basse) Followill – ainsi que Matthew Followill (guitare lead), leur cousin germain. Comme en témoigne ce premier EP sur RCA Records intitulé 'Kings of Leon', les chansons de ce quatuor sont un torrent d’émotions et de rythmes puissants – n’hésitant pas à se réfugier dans le bruit, s’abandonner dans le conflit et à considérer la sincérité comme la seule source de salut. Kings of Leon – du prénom du père et du grand-père Followill – est globalement un groupe irrésistiblement original et néanmoins classique. Voici leur histoire racontée par leurs soins : Caleb: Notre père étant un prêcheur pentecôtiste, nous avons beaucoup voyagé dans notre enfance entre Oklahoma City et Memphis, jusque vers 1998. Jared et moi sommes nés à Memphis, tandis que Nathan et Matthew sont nés à Oklahoma. Nathan: Enfants nous n’avions pas véritablement de maison. Nous étions hébergés chez des amis par-ci par-là. On passait aussi énormément de temps à l’arrière de la voiture, nous en avons eu au moins cinq différentes. Pendant quatre ans (sur quatorze), nous avons eu un camping car, mais les dix autres années l’église nous logeait à l’hôtel, chez le pasteur ou dans le presbytère. Nous avons passé quasiment toute notre enfance ainsi. De 1986 à1992, notre père a été pasteur dans une église à Mumford dans le Tennessee, à environ 30 minutes de Memphis – la campagne profonde, Tipton County, une région bien réac. C’est le seul endroit où nous avons été scolarisés pendant plus d’un an avec les mêmes camarades de classe. Pendant près de quatre ans nous sommes donc allés dans une petite école privée. C’était une petite école privée qui devait compter à tout casser une quarantaine d’élèves entre la maternelle et la terminale. C’était une école pentecôtiste. Hormis ces quelques années, pour nous l’école c’était à la maison. Caleb: Il y a deux ans et demi nous sommes partis à Nashville et là nous avons commencé à écrire des chansons. Nous avons d’abord signé un contrat d’édition et un an plus tard un contrat d’enregistrement avec RCA à New York. Nathan: J’ai commencé la musique quand j’avais sept ans à l’église, je jouais de la batterie. Ma mère jouait du piano avant la prêche de mon père. Au fil des années, Caleb s’y est mis également, rien qu’en me regardant jouer de la batterie à l’église. Caleb: Dans les églises pentecôtistes la musique est plutôt entraînante. C’est un peu la même ambiance que dans les églises noires du Sud Un peu le même état d’esprit. On montre vraiment ses émotions. Tout le monde fait des dévotions. Nathan: Il y a plein d’instruments : orgue, piano, basse, batterie, quelques guitares, des cuivres. Caleb: C’est sympa, c’est en fait assez proche du blues. Les musiciens ne sont pas tous excellents, mais ils arrivent à bien jouer ensemble, c’est vraiment impressionnant. Nathan: On retrouve beaucoup de ces éléments dans Kings of Leon. En fait à l’église personne n’est là pour faire un show, on est tous là pour participer au service. En jouant les musiciens deviennent très proches, on n’a pas la pression liée à la crainte de faire une erreur. Je crois que cette expérience nous aide en tant que groupe aujourd’hui, parce que dans nos têtes nous restons très sereins, je crois qu’on peut dire qu’on n’a pas peur de se tromper. Au lieu de s’angoisser tout le temps on se contente de vibrer sur la musique. Vous seriez surpris de voir comment nous jouions à l’église. ça déménageait bien : des chansons de quinze minutes, les gens qui dansaient, qui s’éclataient. Caleb: Notre gospel à nous, ça ressemble un peu aux Rolling Stones avec un chanteur lead différent à chaque fois. Nathan: Nous n’avons pas renoncé à cette musique pour le rock & roll, nous avons toujours eu la musique en nous. Faut pas oublier qu’Aretha Franklin, était une fille Pentecôtiste. Al Green. Il ne faudrait pas qu’on nous range dans la catégorie des ‘church band’, mais nous n’avons pas peur non plus de dire que nous avons été influencés musicalement par notre passé. Caleb: Je ne sais pas, c’est lorsque notre père a quitté l’église, nous avons commencé à voir les choses autrement. On a commencé à envisager notre vie en dehors de l’église, au lieu de suivre les traces de notre père. Nathan: Pour la première fois de notre vie nous avions la chance de penser pour nous-mêmes. Nous avons réalisé qu’il était possible d’envisager la religion comme nous le souhaitions. C’est à partir de là que l’idée a commencé à germer, nous avons envisagé la vie totalement différemment, nous avons découvert des choses complètement nouvelles pour nous. Par exemple, quand on était gamin on écoutait bien entendu un peu Led Zeppelin, les Stones, Tom Petty et tout ça, mais jamais nous n’avions acheté un disque pour l’écouter ensuite tranquillement en boucle chez nous. Maintenant nous pouvons écrire et jouer de la musique et permettre aux gens qui nous écoutent, on l’espère, de se faire une idée de ce qui se passe dans la tête de types qui ont vécu de vraies expériences qu’ils essayent de faire partager en composant des chansons. En entendant des groupes comme les White Stripes, ça m’a donné des frissons, parce qu’on s’est dit : peut-être qu’on peut faire ça aussi et peut-être qu’on peut le faire un peu plus cool. Caleb: "Molly's Chambers,” est une chanson qui parle d’une fille, de celle que si jamais vous avez l’occasion de la croiser un jour et si vous avez votre chance, il ne faut surtout pas la laisser passer. Parce que, bien entendu elle risque de vous chambouler, mais ça vaut le coup. Dans cette chanson on a essayé de recréer le feeling correspondant à la fascination que cette fille est capable d’exercer. "Wasted Time" parle des gens qui se cachent derrière une image, qui ne sont pas vraiment eux-mêmes. "Wicker Chair" est une chanson sur une personne qui est en train de s'autodétruire sous nos yeux, tandis que nous savons parfaitement que nous ne pouvons rien y faire, il y a pas mal de mélancolie. "Holly Roller Novocaine" est notre chanson la plus personnelle. Nathan: Quand on écrit une chanson, on n’est pas du genre : ‘bon d’accord, quel truc bien accrocheur on va pouvoir trouver ?' Non, on évite ce genre de trucs. On se demande plutôt: ‘Comment parvenir à exprimer vraiment ce que nous ressentons ?' Caleb: Ce qui nous intéresse c’est de faire des albums qui se tiennent. Dans un bon film par exemple, il y a des morceaux lents et d’autres plus rapides. Alors que dans un navet, on a généralement que des titres rapides. Dans les films surfaits en revanche, il n’y a que des morceaux lents. Je voudrais que nos albums soient comme une bonne bande originale de film. Je veux qu’il y ait un peu de tout dedans, tous les aspects de la vie. Nathan: Trop souvent aujourd’hui, soit les artistes signent des albums énervés de bout en bout ou ils pleurent tout du long. Ce n’est pas notre démarche. Notre truc à nous c’est de retracer un parcours. Caleb: A la différence de beaucoup de gens, nous avons grandi avec rien. Nous étions très pauvres. Nous ne sommes pas du genre à nous la jouer, nous sommes des gars simples et terre-à-terre. Nathan: Rien n’est prévisible : soit on aime quelqu’un, soit on ne l’aime pas. Soit on va pouvoir s’entendre, soit ça ne va pas être possible. Caleb: Dans notre famille, il y a des prêcheurs et aussi des types complètement fêlés. Nathan: Nous avons grandi dans l’amour. C’est pour cela que nous sommes tous si proches les uns des autres. La plupart des gens n’aimeraient pas monter un groupe avec leurs frères. Ce n’est pas le cas pour nous. Nous n’avions rien, hormis nous. On n’est pas non plus des grands musiciens comme Led Zeppelin. Ce n’est pas ça notre truc. C’est une histoire d’alchimie familiale, dès qu’on est ensemble on a le déclic. On essaye d’être aussi authentique que possible. Parce qu’un mensonge en entraîne forcément un autre et au bout du compte on finit par devenir complètement paumé.

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