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Né à Naples, Italie le 3 janvier 1920, le pianiste, chanteur de variétés et auteur-compositeur Renato Carosone décède à Rome le 20 mai 2001.

Grande figure de la scène musicale italienne au cours de la deuxième moitié du XXème siècle, il s'est fait surtout remarquer pour ses travaux sur les chansons napolitaines. Parmi ses pièces les plus connues, on retrouve « Maruzzella » et « Tu vuo' fa l'Americano ».
Les grands débuts avec Gegè Di Giacom o et compagnie

Aîné d'une famil le de trois enfants, Renato Carosone grandit dans le ryth me de la musique napolitaine avec son frère et sa soeur Ottavio et Olga. Encouragé par son père, le garçon s'initie à la musique à l'ombre de ses quinze ans et obtient son diplô me de piano auprès d'un conservatoire de Naples en 1937.

Par la suite, le jeune virtuose, alors engagé par une compagnie artistique, s'embarque pour l'Afrique Orientale où il reste pendant neuf ans. Là-bas, Renato Carosone joue au sein de différentes formations et au fil du temps, il fait la rencontre de sa future femme Lita, la mère de son fils Pino.

En 1946, il revient à Naples avant de s'installer à Rome où il acquiert une certaine notoriété dans le monde de la musique. En 1949, avec son ami napolitain Gegè Di Giacomo et le Hollandais Peter Van Wood, le pianiste crée le Trio Carosone.

Avec Renato Carosone au piano, Peter Van Wood à la guitare électrique et Gegè Di Giacomo à la batterie, le collectif inaugure le Shaker Club de Naples, le club huppé des nouveaux riches et des militaires américains. Après le départ de Peter Van Wood en 1952, le pianiste et le batteur décident d'engager d'autres musiciens dont le contrebassiste Claudio Bernardini, le guitariste Franco Cerri et le saxophoniste Riccardo Rauchi.

Plus tard, Claudio Bernardini sera remplacé par Piero Giorgetti et Franco Cerri par Alberto Pizzigoni.


« Maruzzella » et les autres succès

Au fil des années, le groupe de Renato Carosone s'élargira et accueillera d'autres musiciens comme le clarinettiste Tonino Grottola, le saxophoniste Gianni Tozzi Rambaldi et le guitariste Raf Montrasio. Le percussionniste Aldo Pagani fera également partie du line-up dans plusieurs disques et concerts.

Entre temps, la réputation de Renato Carosone augmente grâce surtout à la publication de ses premiers disques dont le succès commercial de 1954 « Maruzzella ». Ce titre triomphal sera suivi par une série de perles, fruits de sa collaboration avec le parolier napolitain Nicola Salerno alias Nisa.


Parmi celles-ci, on retrouve « Caravan Petrol », « O sarracino », « O suspiro » et « Torero » qui font un énorme carton en Europe et en Amérique du Nord. Notamment, la pièce « Torero » est restée à la tête du hit-parade américain pendant deux semaines et a été traduite en plusieurs langues.

Rendu célèbre par ses belles mélodies mariant le jazz et le swing à d'autres rythmes variés, le pianiste se fait également remarquer par ses reprises de morceaux du répertoire napolitain dont « Luna rossa » et « Anema e core ».

Dans ses disques et concerts, il se fait encore distinguer par ses reprises de chansons italiennes et internationales du genre « Johnny guitar » et « Ciribiribin » ainsi que par l'utilisation de nouvelles techniques instrumentales.


Les tournées, le retrait de la scène musicale, le retour et la disparition

Vers le milieu des années 1950, après une série de concerts sur le sol européen, Renato Carosone et son équipe débarque à Cuba où ils commencent une grande tournée américaine. Après le Vénézuela et le Brésil, ils sont à New York en 1957.


L'année d'après, l'artiste inaugure sa maison de production Stereo Dischi qui malheureusement fermera ses portes après quelques années. En septembre 1960, le pianiste alors en plein succès se retire de la scène musicale. Il décide de se consacrer à des études de musique classique et à la peinture, et s'inscrit à l'Acadé mie de s Beaux Arts de Brera à Milan en 1968.

Toutefois, son silence musical prend fin en 1975 quand l'artiste se fait inviter par Sergio Bernardini à une soirée à la Bussola di Focette au cours de laquelle il joue le brillant « Tu vuo' fa l'Americano ». Suite à ce concert, Renato Carosone revient en studi o et enregistre son opus « Carosone '82 ».

Depuis, il continue à se présenter à différents shows et émissions télé jusqu'en 2001, l'année de son décès dans sa résidence romaine. La même année paraît la compilation « Cannes 2001 Palm Beach » dans lequel on retrouve le titre très swing « Istambul » qu'il a interprété.

En 2002, Gigi D'Alessio lui dédie la chanson « Caro Renato » contenu dans l'opus « Uno come te ».

Les dédicaces pour Renato Carosone :

  • GreatMaster

    Date: Aujourd'hui

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