Ou suis je ?

Passion Pit, la sensation

Passion Pit, la sensation
Après MGMT et Vampire Weekend en 2008, Passion Pit est déjà décrit comme la révélation pop 2009. Le microcosme journalistique s'amuse à faire et défaire aussitôt la réputation d'un groupe... Passion Pit débarque donc sur nos platines à la fin de l'année 2008 avec le maxi Chunk of Change qui renferme le hit Sleepyhead, seul titre que l'on retrouve sur le premier disque du quintet bostonien, Manners. Après l'effervescence du maxi, Passion Pit, emmené par le dépressif chronique Michael Angelakos, 21 ans au compteur, transforme donc l'essai en signant onze pop-songs psychés et euphorisantes. Pourtant ce n'est qu'une façade. Michael Angelakos est un torturé qui se sent plus proches d' Ingmar Bergman dans son songwriting que la plupart des groupes indie-pop enfantés par l'Angleterre. Être le nouveau buzz de la Toile excite sans plus cet héritier de Brian Wilson (Beach Boys). Michael préfèrerait que l'on se laisse emporter par ses chansons picturales, éthérées et irréelles. Car si The Reeling, Little Secret ou Eyes as Candles boostés aux synthés vintage et aux choeurs cristallins sont chargées en bonne humeur, la mélancolie et le mal être adolescent suintent un peu partout de Manners qu'il serait dommage de réduire à un énième album d'électro-pop dansant. Il suffit d'écouter Swimming in the Flood et son intro qui fait penser lointainement à Boards of Canada pour s'en convaincre.


» Plus de photos et vidéos sur Premiere.fr